GEOAÏKI
FR EN

SIG & donnees

80 % d'un projet SIG ne se joue pas sur la carte, mais sur les donnees

On imagine un projet SIG comme la production d'une belle carte. En realite, l'essentiel du travail - et la plupart des echecs - se situe bien en amont : dans la reconciliation de donnees qui ne se parlent pas.

22 August 2026 2 min de lecture GEOAIKI
Sources de donnees heterogenes reconciliees en une base structuree
Illustration GEOAIKI

Demandez a une organisation ce qu'elle attend d'un projet SIG : elle vous decrira une carte, un tableau de bord, une application. Rarement le travail qui rend tout cela possible.

Le probleme n'est pas l'absence de donnees

Dans la quasi-totalite des projets que nous rencontrons, les donnees existent deja. Elles sont simplement dispersees : un tableur au service technique, un fichier livre par un prestataire il y a trois ans, des releves papier aux archives, une extraction d'un logiciel metier.

Les formats different. Les systemes de projection aussi. Certaines sources n'ont aucune geometrie : juste des references de parcelles ou des adresses en texte libre. D'autres contiennent des doublons, des champs vides, des codes communaux mal formates - le fameux zero initial disparu lors d'un passage par un tableur.

Un exemple qui parle a tout geomaticien

Les permis de construire publies en donnees ouvertes ne sont pas geolocalises. Le fichier ne contient ni coordonnees, ni adresse directement exploitable : seulement des references de parcelles cadastrales.

Pour les cartographier, il faut recuperer le cadastre, reconstituer un identifiant parcellaire a partir de plusieurs colonnes, puis realiser la jointure. Une clef mal formatee, et ce sont des centaines de permis qui disparaissent silencieusement de la carte - sans message d'erreur, sans alerte. Le resultat sera beau, et faux.

C'est exactement le genre de piege qui distingue un projet fiable d'un projet fragile.

Automatiser plutot que refaire

L'erreur classique consiste a realiser ce travail manuellement, une premiere fois. Puis a le refaire l'annee suivante, quand les donnees sont mises a jour. Puis encore l'annee d'apres, avec un autre agent, qui ne retrouvera pas la logique du precedent.

Les outils d'integration - FME au premier rang, mais aussi les chaines Python ou les plateformes ETL - permettent de construire ce traitement une fois, de le documenter, et de le rejouer en un clic a chaque mise a jour. Le gain n'est pas seulement du temps : c'est la garantie que le resultat sera identique, reproductible et verifiable.

Ce qu'il faut retenir

Quand vous evaluez un projet SIG, interrogez la partie invisible. Comment les donnees seront-elles reconciliees ? Le traitement sera-t-il rejouable l'an prochain ? Qui pourra le reprendre si la personne qui l'a construit n'est plus la ? Les rejets sont-ils traces quelque part ?

Une carte se refait en une journee. Une chaine de traitement fiable et documentee, c'est ce qui fait vivre un projet dans la duree.

← Tous les articles

A geomatics project? Let's talk.

Reply within 48 hours, no commitment.

Nous contacter